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L'apport de connaissances et les différences qu'il y a dans chacun de nous invitent à construire ensemble des réponses que nous vous livrons ici ...

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HIP-HOP... GRAFFITI ... ET CULTURES URBAINES ...

Documentation construite et actualisée par les membres. Ces écrits sont tirés d'une publication de l'association Espace Défis, intitulée "The Black Book" chapitre 15 "L'écriture témoigne de l'importance d'échanger !"

Nous mettons en ligne tous ces écrits, pour qu'ils nourrissent votre curiosité et votre imagination sur nos expressions culturelles, qui souvent vous entourent dans votre quotidien. Cependant pour toute exploitation de nos publications, pour une diffusion publique ou commerciale, il vous faut recueillir préalablement l'autorisation des auteurs, le plus simple est de nous en faire la demande ; ceci pour continuer à rendre gratuites et accessibles nos publications au plus grand nombre, à en éviter une utilisation abusive, sans conscience collective et culturelle. Notre nouveau site internet est en ligne ! Professionnels, le téléphone est à privilégier pour un contact immédiat, une info rapide, par notre accueil téléphonique, de 10 H à 12 H et de 14 H à 18 H au : Tél. 06 13 71 84 30 / +33 (0)4 42 55 13 20

LA CULTURE HIP-HOP

Avant d’aborder le “graffe”, il faut d’abord parler de la culture hip-hop, parce qu’il s’agit bien d’une culture plus qu’un simple mouvement, pour comprendre le contexte de sa naissance, ses caractéristiques sociales, culturelles, historiques et économiques, son évolution.

Le HIP-HOP(1) est né aux Etats-unis dans les années 70, dans le quartier du Bronx à New-York, mais aussi dans le même temps à Los Angelès, à Philadelphie ... en réaction aux violences engendrées par des conditions de vie précaires, subies et accumulées depuis trop longtemps dans la lutte des populations noires originaires d’Afrique pour l’égalité des droits et l’arrêt définitif de la ségrégation raciale, aux côtés des leaders Martin Luther King, Malcolm X ... et d’autre part, en raison de la misère sociale et des fléaux qu’elle génère (crime, drogue, racket, guerre de gangs) dans les ghettos où la population ne cesse d’augmenter avec l’arrivée importante des communautés latino-américaines venues du Mexique, de Porto-Rico, de la Jamaïque ... en quête d’un avenir meilleur.
Touché dans ces contextes sociaux difficiles, éprouvé par la mort de plusieurs de ses amis dans des règlements de compte et musicien occasionnel, fréquentant entre autres le DJ “Kool Herc” qu’il apprécie particulièrement, “Aka Kahyan Aasim“, plus connu sous le nom “d’Afrika Bambaataa”, membre leader du gang des “Blacks Spades” décide, à la dissolution de son gang, de changer de cap et de trouver une alternative "spirituelle" et "vitale" à la violence urbaine et utilise son influence de leader pour parler avec les jeunes et leur proposer “autre chose”.
Voyant l’impact de la musique sur les enfants et les jeunes, il décide alors de créer des clips vidéo et d’utiliser ce moyen audio-visuel pour faire passer son message.
En 1974, il fonde “The Zulu Nation”, en référence au peuple Zoulou d’Afrique du Sud, pour leur combat courageux et exemplaire contre le colonialisme européen.
Le but de ce mouvement : “Refuser toute discrimination raciale, de religion ou de politique, s’identifier à des valeurs positives, renforcer un sentiment d’appartenance et détourner l’agressivité, l’énergie négative à travers des défis artistiques”.
Son message est explicite : “Je suis venu te prendre la tête pour te faire voir ce qu’il y a derrière les étoiles. Laisse tomber les ondes négatives qui guident tes pas vers la violence et suis-nous, tu découvriras alors la puissance de la créativité qui sommeille en toi !” (2)

(1) - Le terme “hip-hop” exprime “le fait d’élever son esprit en utilisant sa créativité, son intelligence et son potentiel physique (voix, articulations, mains, oeil, etc ...) pour ouvrir de nouveaux champs artistiques et créer de nouvelles sensations”. Source sur www.africamaat.com
Plusieurs sources nourrissent l'étymologie de HIP-HOP :
Hip en anglais veut dire hanche, mais cela n'a pas de rapport direct avec le hip-hop. En anglais "to be hip" ou être hip veut dire être à la mode, dans le coup ! En argot américain, hip signifie "l'intelligence" dans le sens de "débrouillardise" (cela peut faire penser au raggamuffin jamaïcain !). Hip prend également sa source dans le mot "hipi", terme africain du dialecte Wolof qui veut dire "regarder, ouvrir les yeux". Ce "hipi" forme également la racine du mot "hyppie" et s'entend dans le sens de "être cool, branché ..." et rejoint le hip ou hype, to be hip dans un jeu de mot.
Hop est une interjection qui fait penser au saut, en anglais "to hop" veut dire sautiller, le hop apporte le mouvement. Le hip-hop prend tout son sens dans ses différentes approches, il est donc défini comme "l'intelligence en mouvement". "Hip and Hop is intelligent movement", KRS-One. Ce terme de Hip-Hop a été utilisé dans sa musique par le DJ "Old School" Luv Bug Starski et a annoncé le mouvement culturel dit "hip-hop" dans les années 70, dans le Bronx à New-York. Une autre origine de hip-hop aurait été donné en rapport avec le rythme des marches militaires, le mot hip-hop aurait été utilisé par un rappeur pour cadencer cette marche !
(2) “Afrika Bambaataa : fondateur du mouvement “hip-hop” et de la “Zulu nation”. Citation sur www.africamaat.com

C’est alors que furent lancées des expressions comme le Dj’ing, la danse hip-hop, puis le rap, le graffe, un mouvement avec un style vestimentaire, un langage (le verlan), un état d’esprit, un mode de vie ; c’est le signe d’une profonde évolution. Le hip-hop se répand dans le monde entier, l’idéologie en fait une culture universelle.
C’est par le rap que le hip-hop fit son arrivée en France au début des années 80, puis dans les années 87/88, l’art des graffitis. A partir des années 90 se créée ce qu’on appelle aujourd’hui la scène rap française, puis la reconnaissance de la danse hip-hop.

Rappelons qu'il ne faut pas assimiler la culture des ghettos ou de guerre de gangs comme ce fut la cas aux Etats-Unis, au hip-hop français ; la culture hip-hop en France a trouvé sa voie, son originalité et a développé ses propres styles.

Le hip-hop, c’est une culture de masse, une culture populaire, un état d’esprit, des expressions artistiques rassemblées autour de trois pôles, qui seront définis plus loin : musical (rap, ragga, Dj’ing), corporel (break dance, smurf, hype, double dutch), graphique (tag, graffe), le tout englobé dans un culture urbaine (mode de vie, langage, mode vestimentaire, état d’esprit, économie ...).

GRAFFITI ... HIP-HOP ... ET CULTURES URBAINES ...

Le Tag(1), le Graffe(2) et le Hip-Hop sont nés dans les grandes cités, les quartiers défavorisés et les ghettos noirs aux Etats-Unis, plus particulièrement dans le “South Bronx” (Sud Bronx), à New-York au début des années 70. Le South Bronx est appelé aussi “Boogie Down” respectueusement, en référence à ce territoire d’infortune et de prédilection qu’il représente pour le Mouvement hip-hop, pour cette culture noire si inventive qui a explosé artistiquement et économiquement aujourd’hui, au niveau mondial !
“Boogie Down Production” était aussi le nom du groupe de rap dont KRS-One était membre.

En France, au début des années 80, le tag, le graffe et le hip-hop ont retrouvé la force de leurs origines dans les banlieues, là où ont été construits “les grands ensembles”, cependant à la différence des Etats-Unis, le Mouvement hip-hop a été accaparé par toutes les classes sociales, il est représenté aujourd’hui par une génération multi-ethnique et multi-culturelle qui se reconnait dans sa philosophie et ses modes d’expression, c’est ce qui fait sa spécificité.

Pour explorer le “graffe”, il est important d’expliquer sa filiation avec le hip-hop et d’abord de remonter à la source de cet art ... c’est-à-dire au “MOUVEMENT GRAFFITI”, afin de mieux comprendre cette nouvelle expression urbaine et son inscription dans le champ de “l’art contemporain”.

(1) C'est une signature codée rapidement exécutée, formant un dessin d’intention décorative sur n'importe quelle surface : mur, voiture de métro ... avec des outils divers : bombe aérosol, marqueur ... Le tag est aussi un moyen de communiquer grâce à des surnoms, de s’affirmer en tant que jeune créateur et de marquer son passage. TAG est le nom d'un des premiers crews (groupe) de tagueurs dans les années 70 à New-York, qui signifie "Tuff Artist Group", et qui a donné son nom au tag

(2) On écrit aussi graff', graf', il n’y a pas de règles établies ... graphe vient du grec "graphein" qui signifie écrire.

 

LE MOUVEMENT GRAFFITI

Les origines, les influences culturelles et artistiques, les précurseurs :

Le graffiti(1) n’est certes pas une expression nouvelle et sa matérialité, en quelque sorte, naît de la rencontre de l’événement et du sujet porteur de pulsions, acte de la pulsion anarchique qui apparaît déjà dans les traces laissées par l’archéologie antique.
C’est-à-dire que cette forme d’expression renvoie aux instincts primaires de l’homme(2), instincts qu’ont abondamment recherché les Surréalistes sur fond historique de recours aux civilisations primitives depuis la découverte d’Altamira (en Espagne, dans la province de Santander : grottes préhistoriques ornées de peintures rupestres, découvertes en 1879, datées du magdalénien moyen) jusqu’à l’arrivée de L’Art Nègre dans la première décennie du XX° siècle et du Mouvement Muraliste, qui ont exploré le Primitivisme.

Mais les mouvements de l’art font entrer ce processus de “dégradation” à part entière (“sgraffignare” signifiant “escamoter” en italien) dans le champ de la création artistique. Aussi la recherche scientifique d’une entrée dans l’histoire de la création artistique du XX°siècle trouve-t-elle un légitime fondement ; ceci nous renvoie également aux écritures automatiques pour l’appariton du tag, qui n’est qu’une signature rapidement posée sur n’importe quel support.

De la même façon, on peut trouver une origine à l’esthétique en “brake” (écritures scandées du mouvement hip-hop) ailleurs que dans le “cut up” (inventé par l’écrivain américain William Burroughs : en coupant des textes imprimés, s’aidant du hasard, on recompose des nouveaux issus des bribes de l’ancien), dans l’écriture de Gertrude Stein (femme de lettres américaine, vivant en France, a influencé les romanciers de la “génération perdue”), avec la figuration des peintres futuristes et notamment à travers l’exemple bien connu du “Nu descendant l’escalier” de Marcel Duchamp (1912).

(1) Graffiti : mot italien signifiant "dessin gravé", vient du verbe italien ”graffiare” qui veut dire graver.
(2) “Le livre du graffiti” D. Riout, D. Gurdujian, J. P. Leroux, Paris éditions alternatives, 1990.


Les Surréalistes quelques peu héritiers du “Mouvement Dada” publient l’oeuvre de Brassaï sur les graffitis, dans “Minotaure”, célèbre revue d’art autour des années 1920, offrant l’intérêt, la valeur esthétique des graffitis, tout comme Dubuffet :
“J’aimais cette fraîcheur, cette recherche continuelle de nouvelles choses, en dehors de l’art officiel. J’ai contribué moi aussi au mouvement, les graffitis. C’était ma découverte, mon invention. Les premières images, accompagnées d’un de mes textes avec un titre d’Eluard “Du mur des cavernes au mur d’usine”, sont parues dans “Minotaure”. Mais je n’aimais pas leur romantisme. J’ai appris chez Goethe à vaincre les idées romantiques, à rechercher le merveilleux dans les choses les plus banales. Etre étonné avec le banal et non pas avec l’étonnant ! c’est cela qui est important !”(1).

Les figurations de Paul Klee et de Jean Dubuffet, postérieures, s’inscrivent dans cet esprit et ce qui explose à la fin du XX° siècle, par le vecteur de la révolte, c’est aussi une continuité de l’explosion des années 1910.

Tout n’appartient certes pas au champ des inventions des années ”10”, mais l’essentiel est là. Les techniques de bombages, qui peuvent être celles du tag viennent du métro new-yorkais et arrivent théoriquement en Europe en 1984 par la publication d’un livre-album intitulé “Subway Art”(2).

A partir de là, les techniques au pochoir peuvent entrer dans l’acte rapide de peindre : un coup de bombe sur un pochoir et le mur est peint ... et c’est l’image d’Arthur Rimbaud qui est la plus représentée par cette technique ... La nouvelle liberté et la libération de la peinture, tant par ses supports reconnus que par les expressions de ruptures par lesquelles on ne craint plus ni le beau ni le laid, ni le lisible ni l’illisible, entraînent la combinaison d’écritures qui expriment un mouvement de révolte à valeur de message, mais aussi des compositions de plus en plus grandes pour des temps d’exécution restreints puisque codifiés avant intervention.

Nous en arrivons aux “picturo-graffitis” qui sont de véritables murs peints à réelle valeur artistique. Il faut remarquer que des artistes graffitis célèbres comme Jean-Michel Basquiat, Futura 2000, commencent leur carrière par des peintures de rue.
Le mouvement est parallèle autant aux U. S. A. qu’en France et la rencontre des années 1980 de ces tendances picturales qui ont des origines différentes, des mythes fondateurs venus de tous les coins de la planète, ont aussi ce tronc commun extrêmement puissant de la culture occidentale du XX° siècle depuis les nouveautés des années 1910.

(1) Brassaï, écrivain et photographe, “entretiens radiophoniques avec Roger Grenier, en 1964, dans la série Entretiens sur France Culture”, Télérama du 22 au 28/04/00, N° 2623.
(2) “Subway Art” Henry Chalfant et Martha Cooper, Londres, éditions Thames et Hudson, LTD 1984.

“LE MYTHE DE L’ARTISTE MAUDIT”

Tout ce passe comme si ces lieux choisis pour les graffitis produisaient, généraient eux-mêmes ces “fleurs du mal”, sortes de tags, de contre-signes économiques.
La répression policière est acharnée. Aux Etats-Unis, dans les années 70, une véritable chasse aux tagueurs avait été mise en place par le maire de New-York, Lindsay, les qualifiant de “sale engeance(1), vandales, lâches dangereux”.

“Au milieu des années 80, alors qu’une élite “d’artistes aérosol” exposait dans les galeries : Futura 2000, Jean-Michel Basquiat ... et faisait la une des médias, les cinq mille tagueurs recensés devaient faire face à une politique très répressive”(2).

Les années 80 voient également la renaissance du mythe de “l’artiste maudit” poursuivi par les autorités.
En France, les peines encourues sont très sévères(3) et dépassent largement celles encourues pour des délits de pollution, par exemple.
De plus, quand on sait la position de “la loi” face aux affaires frauduleuses, criminelles, mafieuses, en particulier dans le milieu politique avec l’implication d’hommes puissants, qui sont censés représenter “le peuple” ! il y a vraiment de quoi s’interroger et être révolté face une justice qui n’inquiétera pas vraiment ceux qui ont le pouvoir économique !

L’expression et la démarche picturale de cet art populaire ne font pas le poids face aux lobbies des sociétés, dès le moment où la place de l’artiste n’est pas reconnue ou reconnue seulement par une “élite” académique, politique, religieuse ...
A chacun de réfléchir s’il veut être dirigé ou s’il veut seulement “être !”

(1) Sale engeance : signifie vulgairement “sale race”, catégorie de personnes qu’on méprise.
(2) “Ca bombe en ville”, article de Julien David, Télérama N° 2597 du 20/10/1999.
(3) “Le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins sur les façades, les véhicules, les voies publiques ou le mobilier urbain est puni de 3 800 € d’amende (peine maximale), s’il y a peu de dégâts, de 3 ans d’emprisonnement et 46 000 € d’amende pour la détérioration d’un bâtiment public, de 5 ans de prison et 77 000 € d’amende si le tag vise un magistrat, un juré, un avocat ou tout officier public (art 322-1 et suivants du code pénal)”.
“La Culture hip-hop”, Hugues Bazin, éditions Desclée De Brouwer.

L’INSERTION DANS L’ART CONTEMPORAIN AUJOURD’HUI

En France, au sein du mouvement graffiti les styles évoluent, mais les caractéristiques essentielles du type d’action et des modalités scripturales demeurent (les procédures d’exécution, le lieu est le message !).

Plusieurs courants utilisent des techniques différentes, légères, ludiques ou graves, s’affirment parmi les plus célèbres : Ernest Pignon Ernest (peintre muraliste), Gérard Zlotikamien (éphémères), Jérome Mesnager (ombres blanches), les pochoirs de Blek, l’utilisation de la bande dessinée, le détournement des affiches publicitaires par Costa, Daniel Bau Geste ou Futura 2000, les peintures de Miss Van, Miss Tic, Speedy Graphito, l’aérograttage et l’I. F. S. (International Free Style) par Nod et Cazo et la liste est certes loin d’être exhaustive !

L’insertion dans l’art contemporain favorisent les liens perdus avec les expressions dites “sauvages”.
De par leur circuit universitaire ou autodidacte, leur vécu, leurs expériences, bien des artistes évoluent dans le mouvement graffiti : des artistes peintres américains comme Keith Haring, Kenny Scharf, Jean-Michel Basquiat, Futura 2000 ... ils ont tous ce tronc commun d’être des “graffiti artists” (nom donné aux graffitistes aux Etats-Unis, en France on dit aussi “artiste aérosol”), de renommée internationale, exposant dans les plus grandes galeries de peinture ...
Alors, qu’est-ce qui fonde cette nouvelle mouvance issue du mouvement graffiti qu’on appelle “graffe” et “mouvement hip-hop” ?

GRAFFITI ET POCHOIR

Le “graffiti” en France connaît de multiples techniques picturales, l’une d’entre elles “le pochoir” est exécutée, entre autres, par des peintres de rue “des graffiteurs pochoiristes”

Dans les années 80, elle consiste à peindre des figures (1) anonymes ou célèbres de différentes tailles jusqu’à la taille humaine en s’aidant du pochoir découpé dans un matériau plutôt rigide pour qu’il puisse être ré-utilisé (papier ou carton épais, métal, bois ...). Le choix du motif sera retenu soit à partir d’une photo, d’une revue, d’une affiche et sera détournée selon l’inspiration de l’auteur !
Les pochoiristes les plus connus en sont Blek, Ernest Pignon Ernest, Miss Tic, Epsylon, Jérome Mesnager, Marie Rouffet, Gérard Zlotykamien et la liste est longue d’artistes oeuvrant dans ce domaine ...

Si on se réfère à l’histoire, le pochoir est loin d’être une expression nouvelle, les traces remontent à la plus haute antiquité, symbolisées par des mains apposées sur les parois des cavernes de Patagonie par exemple ; par des mains dont les contours ont été soulignés par des pigments soufflés à la bouche ! ces représentations sont les ancêtres du graffiti que l’on connait depuis la fin du XXe siècle à Paris.

Depuis le pochoir a eu bien des utilités, marquer les caisses à munitions dans l’armée, décorer les murs ou les corniches par des frises chez les peintres italiens ; puis celui-ci est devenu un outil de propagande politique déposé de façon illégale et sauvage, remplaçant les affiches ... De nos jours, il décore aussi les vitrines des magasins et tient une large place dans la publicité.

Le pochoir est une expression artistique à part entière qui réside autant dans la qualité de conception du pochoir : le motif, l’écrit, le format, la découpe, que dans la qualité d’éxécution sur le mur avec tout ce que cela induit : le choix du médium (mode de peinture) pour la mise en couleurs : aérosol, pinceau, éponge ... la rapidité dans le geste, la technicité, la créativité et la prise de risque selon le support choisi !

De toutes les époques qu’il ait traversées, le pochoir comme le graffe, éphémères “street art” restent plus que jamais porteurs de messages, chargés de symboliques pour qui sait regarder et lire au-delà de l’image et des mots !

(1) Technique historiquement liée à la “figuration libre” art pictural représenté en France par Robert Combas, Hervé Di Rosa et bien d’autres, Speedy Graphito ... aux Etats-Unis par Jean-Michel Basquiat, Keith Haring ... pour les plus célèbres d’entre les “graffiti artists”.

GRAFFITI ET COLLAGE

L'art du collage est une technique picturale très utilisée aujourd'hui. Allié au graffiti, avec la peinture aérosol, il offre un terrain d'expérimentation et d'expression sans cesse renouvelé ! il consiste à assembler dans une composition plastique, sur n'importe quel support, des éléments de toute nature : photos, images, coupures de journaux, objets .... selon l'inspiration de chacun.
Cette création plastique témoigne et perpétue des techniques très vieilles dont les traces remontent au Moyen-Age. Plus proche de nous, l'histoire de l'art contemporain nous révèle que de nombreux artistes "Cubistes" comme Picasso, Braque, dès 1912, expérimentent la technique du "papier collé ; d'autres, inspirés du "Mouvement Dada", Marcel Duchamp, Tristan Tzara ... s'approprient aussi le collage.
Matisse, avec ses célèbres gouaches sur papier découpé et collé, développe cette technique et en fait un moyen de peindre.
Avec l'arrivée du "Surréalisme", Miro, Dali, Magritte ... ajoutent une dimension tournée vers le rêve et l'imaginaire ! D'autres matériaux vont être utilisés : la photographie, du sable ...

Vous aussi, vous voulez compléter les sources d'informations sur les cultures et disciplines artistiques présentées dans cette rubrique, et les faire partager au plus grand nombre, alors n'hésitez pas à nous en faire part de façon réfléchie !

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