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L'apport de connaissances et les différences qu'il y a dans chacun de nous invitent à construire ensemble des réponses que nous vous livrons ici ...

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ALPHABETS : HISTOIRE D’ECRITURE

Documentation construite et actualisée par les membres. Ces écrits sont tirés d'une publication de l'association Espace Défis, intitulée "The Black Book" chapitre 22 "L'écriture témoigne de l'importance d'échanger !"

Nous mettons en ligne tous ces écrits, pour qu'ils nourrissent votre curiosité et votre imagination sur nos expressions culturelles, qui souvent vous entourent dans votre quotidien. Cependant pour toute exploitation de nos publications, pour une diffusion publique ou commerciale, il vous faut recueillir préalablement l'autorisation des auteurs, le plus simple est de nous en faire la demande ; ceci pour continuer à rendre gratuites et accessibles nos publications au plus grand nombre, à en éviter une utilisation abusive, sans conscience collective et culturelle. Notre nouveau site internet est en ligne ! Professionnels, le téléphone est à privilégier pour un contact immédiat, une info rapide, par notre accueil téléphonique, de 10 H à 12 H et de 14 H à 18 H au : Tél. 06 13 71 84 30 / +33 (0)4 42 55 13 20

Les premières traces laissées par les hommes préhistoriques :
Ils sont les premiers à laisser leurs empreintes sur les parois des cavernes. Les messages précieux qu’ils nous laissent derrière eux témoignent de leur existence, délimitent déjà des territoires !
Les premières graphies datent de 50000 ans. Les gravures, pochoirs et peintures murales représentées dans le monde, sur les murs des cavernes par les hommes et les femmes de Cro-Magnon, notamment en France dans la grotte de Lascaux (Dordogne) datées d’il y a 17000 ans ou les mains négatives découvertes dans la grotte Cosquer (grotte sous-marine en Méditerranée, dans les calanques près de Marseille) il y a de cela 30000 ans, sont la manifestation d’une volonté de communiquer, d’inscrire une mémoire dans le temps et contribuent à comprendre l’évolution des peuples, leurs codes et modes de vie à travers les âges.
Les traces qu’ils nous lèguent sont l’expression, par des moyens rudimentaires, par des techniques ingénieuses pour l’époque, d’une culture, d’un art graphique et pictural sans limites.

La Mésopotamie, aux origines de l’écriture :
Les premiers signes pictographiques sont découverts sur des tablettes d’argile à Uruk en Mésopotamie (actuellement l’Irak, Mésopotamie veut dire “entre deux fleuves”, située entre le Tigre et l’Euphrate), ancienne capitale du pays de Sumer. Ceux-ci allaient préfigurer l’histoire du langage, ils remontent à -3300 ans. Des Sumériens nait l’écriture cunéiforme du besoin de garder la trace de leurs échanges.

Qu’est-ce que l’écriture cunéiforme, à l’origine des alphabets ?
La première écriture connue est l’écriture cunéiforme (du latin cuneus : coin-clou, en forme de clou, de tête de clou). Elle s’est développée sur le pourtour de la Méditerranée et en Anatolie (ou Asie Mineure, partie asiatique de la Turquie), elle sert à retranscrire des textes commerciaux, administratifs, sur des tablettes d’argile entre autres, elle remonte à -2800 ans.

> > ALPHABET CUNEIFORMEALPHABET CUNEIFORME D'OUGARIT, ACTUELLE RAS SHAMRA EN SYRIE, LETTRE A
ALPHABET CUNEIFORME D’OUGARIT
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Le langage est lié intrinsèquement aux représentations de l’écriture. Dans l’histoire de l’écriture, l’alphabet est révolutionnaire, c’est un système phonétique, un signe = un son.

Qu’est-ce que les langues chamito-sémitiques ?
Dites aussi langues afro-asiatiques, elles s’étendent sur des territoires allant de l’Afrique du Nord au Maghreb (le Maghreb concerne les pays situés à l’Occident du monde arabe, dits aussi pays du “Couchant”), en passant par le Nigeria, une partie du Cameroun, l’Ethiopie, l’Erythrée, la Somalie, l’île de Malte, le Proche-Orient, au Machrek (le Machrek concerne les pays du “Levant”, l’Orient arabe), et jusqu’aux portes de l’Iran.

Les langues dites sémitiques* :
Le Sumérien (la plus ancienne langue écrite de l’humanité, en Irak), l’Akkadien (de Mésopotamie ancienne), le Cananéen (de Phénicie : Lyban, Syrie, Palestine, Israël ...), l’Araméen (de Perse) ou le Syriaque, l’Arabe ancien et l’Arabe classique (de la péninsule arabique), l’Amharique (d’Ethiopie)
Les langues sémitiques les plus largement parlées sont l’arabe, l’amharique (langue nationale d’Ethiopie), l’hébreu ; elles sont consonantiques, c’est-à-dire qu’elles utilisent principalement les consonnes.
* Sémitique : qui descendant de Sem, un des fils de Noé, personnage biblique

Les Langues chamitiques* :
L’ancien Egyptien et Copte, le Berbère ou Tamazight, le Kabyle (d’Algérie), le Touareg ou Tifinagh. Toutes ces langues et écrits sont d’appartenance géographique du Proche-Orient, Moyen-Orient et Afrique du Nord.
Ces langues et écritures chamito-sémitiques sont aux racines de nos alphabets !
* Chamitique : qui descendant de Cham, un des fils de Noé, personnage biblique

Qu’est-ce que les langues indo-européennes ?
Terme utilisé par l’Allemand Franz Bopp en 1816 pour désigner un ensemble de langues d’Europe et d’Asie, il regroupe les langues indiennes et iraniennes, grecques (anciennes et modernes), romanes (latines), celtiques, germaniques, baltes, slaves, arméniennes.

L’écriture indo-européenne est une écriture proto-sanscrite, composée de pictogrammes, d’au moins 400 signes différents, souvent des animaux.
L’écriture utilisée en Inde est aux origines la “Brahmi” (3e siècle avant notre ère), pour traduire le “sanscrit” (langue originelle et religieuse du pays) on utilise la devanagari (écriture savante) ou nagari ; aujourd’hui l’écriture employée est l’hindi.
Avec l’alphabet arménien (issu de l’alphabet grec) de 39 caractères, inventé par Saint Mesrob au 4e siècle, l’écriture intègre toutes les voyelles à la différence de l’alphabet sémitique basé sur les consonnes. A cette époque, l’écriture arménienne sert principalemet à transcrire les textes religieux.

Avec l’alphabet géorgien son voisin, la ressemblance est frappante. Il est composé de deux variantes : le Khutzuri et le Mkhedruli. Celles-ci respectent davantage l’ordre initial des lettres ; ces écritures sont ancrées dans le Caucase, terre mère de ces peuples.

 

HISTOIRE DES PREMIERS ALPHABETS

Les écritures à travers les temps, chronologie :

L’écriture égyptienne, -3200 :

Les hiéroglyphes, nom donné par les grecs, “écriture sacrée” de ieros, sacré, et glyphein, graver, sont les représentations graphiques d’une écriture très ancienne également. Les hiéroglyphes sont déchiffrés au début du XIXe siècle par Jean-François Champollion à partir de “La pierre de Rosette”. Les signes représentent un dessin figuratif ou symbolique, leur lecture fait penser aux rébus. Ceux-ci se lisaient tout naturellement selon la direction vers laquelle ils étaient placés, à partir de la gauche ou de la droite.

Ils se composent de pictogrammes (l’idée), de phonogrammes (le son), de déterminatifs (pour la compréhension). Les hiéroglyphes ont donné naissance à l’écriture cursive ou hiératique ainsi qu’à l’écriture démotique (qui vient du grec : peuple) née en 650 avant notre ère ; cette écriture devient l’écriture usuelle pour une partie de la population et non réservée au scribe.

> > ALPHABET EGYPTIENALPHABET EGYPTIEN, SYMBOLE HIEROGLYPHE VAUTOUR POUR LE "A"
ALPHABET CUNEIFORME D’OUGARIT
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Les écritures linéaires A et B, la naissance de l’écriture en Grèce, -1800 :

A l’âge du bronze, des écritures syllabiques en linéaire A, issues des hiéroglyphes, sont utilisés par les Minoens en Crète (du roi “Minos”), principalement pour commercer dans tout le bassin méditerranéen. On trouve des traces en 1903, avec la découverte du disque de Phaïstos composé de 45 signes idéogrammatiques, représentant des objets, des animaux, des hommes ou des concepts symboliques, probablement sans signification phonétique.
Le linéaire A sera suivi du linéaire B (déchiffré par le philologue Michael Ventris en 1952) utilisé par les Grecs de Mycènes, qui comportait des voyelles. Ceux-ci notaient aussi sur leurs tablettes d’argile des signes mumériques. Ce sont les premières formes archaïques de la langue grecque. La civilisation mycénienne contribuera considérablement à l’évolution de la culture grecque.
Ces découvertes seront décisives pour la recherche linguistique et la compréhension de l’histoire de l’écriture.

 

L’écriture chinoise, -1400 :

C’est une des plus vieilles écritures au monde toujours utilisée aujourd’hui. On en retrouve des traces sur des carapaces de tortue, sur des os, de la pierre ou du bronze.
A l’origine l’écriture représente des signes idéographiques et le chinois parlé est dissocié du chinois écrit ; on peut aujourd’hui lire des textes d’il y a 2000 ans si on connait la signification des caractères.
La langue chinoise dispose de 3000 caractères (cela est suffisant pour l’apprentissage de la langue) et les chinois érudits en connaissent jusqu’à 6000.
Cette très ancienne civilisation invente le papier en l’an 0. Le Kangxi Cidian, dictionnaire daté du 18e siècle, à l’époque de la dynastie Qing, recense près de 50 000 caractères chinois ; mais le plus ancien dictionnaire connu, le “Shuowen Jiezi” remonte à l’an 121.
Il n’existe pas d’alphabet proprement dit en Chine, en raison de la spécificité de la langue exprimant le sens du mot de manière symbolique, dissociée de la prononciation. Dans le chinois aujourd’hui on compte à peu près 400 syllabes que l'on distingue en 2 éléments : le sheng et le yun, on compte ainsi 21 sheng et 38 yun.
Des transcriptions ont été inventées pour décrire ce langage et sa prononciation. La transcription Wade-Giles (du nom de ses auteurs britanniques) datée du milieu du 19e siècle, appelée romanisation Giles système Wade, utilise des caractères de l’alphabet latin pour trancrire le mandarin. Elle figure dans un dictionnaire anglais chinois paru en 1912. La transcription Zhuyin basée sur l’alphabet japonais Katakana et Hiragana a été introduite en Chine en 1921, elle est toujours en vigueur à Taiwan. La transcription officielle en Chine aujourd’hui est le Pinyin.

> > ALPHABET CHINOISALPHABET CHINOIS, SIGNES "HOMME" ET "FEMME"
ALPHABET CHINOIS
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La source des alphabets occidentaux : l’alphabet phénicien -1300 :

L’écriture se propage dans le monde et s’ordonne, avec des règles, c’est l’invention de l’alphabet. Les lettres de l’alphabet sont l’invention des Phéniciens, peuplades vivant au Proche-Orient (géographiquement la Phénicie est placée entre l’Egypte et la Mésopotamie). Le pays de Canaan (région de la Syrie- Palestine, dominée par la culture égyptienne), en serait le berceau ! (aujourd’hui le pays de Canaan regroupe le Liban, la Palestine, Israël, la Syrie, la Jordanie, le Sinaï).
Il est issu des hiéroglyphes égyptiens, des signes sumériens, des écritures syriennes d’Ougarit employant la graphie cunéiforme et plus anciennement encore de l’alphabet protosinaïtique à signes pictographiques.
Ces systèmes d’écritures ont évolué pendant un millénaire, c’est une écriture sémitique essentiellement consonantique. L'alphabet Phénicien peut transcrire dans l'Antiquité les principales langues de la région où il est inventé, il comporte 22 signes. L’alphabet phénicien donnera naissance à l’alphabet araméen (syrien) largement utilisé dans le Proche-Orient, puis par les Perses ...
A partir de cet ensemble restreint de signes graphiques qui vont symboliser la langue articulée, l’application de cette invention offre des possibilités immenses pour la communication des peuples et leur ouverture sur le monde.

Découvert relativement récemment au milieu du XIXe siècle, il est à l’origine de la quasi totalité des systèmes alphabétiques existants. Il a été adopté et adapté par des langues très diverses, indo-européennes aussi bien que chamito-sémitiques.

> > ALPHABET PHENICIENALPHABET PHENICIEN, LETTRE A DITE 'ALEPH
ALPHABET PHENICIENALPHABET PHENICIEN
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L’écriture vietnamienne, -1000 :

Il y une grande similitude avec le Japon ou la Corée dans la démarche de développer un alphabet propre à son pays. Le Vietnam a subi aussi l’influence chinoise, d’ailleurs à cette époque le Vietnam était chinois et il n’y avait que la langue parlée. A partir de l’indépendance de ce pays un système phonétique se matérialise à partir des caractères “Han”, ce fut la naissance du “chu-nôm”, il atteint sa renommée au 18e siècle, il fut d’ailleurs à ce moment-là l’écriture officielle durant le règne de l’empereur Tay Son.
Aujourd’hui l’alphabet utilisé depuis le 17e siècle est appelé “quoc ngu”, il utilise des caractères latins (bien sur introduits par le monde religieux chrétien, notamment les missionnaires européens en place à cette époque) et est largement répandu dans ce pays qui en a fait sa langue officielle.

> > ALPHABET VIETNAMIENALPHABET VIETNAMIEN, LETTRES A, MINUSCULES ET MAJUSCULES
ALPHABET VIETNAMIEN
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L’écriture et l’alphabet grecs, -800 :

L’histoire nous dit que l’alphabet phénicien fut introduit en Grèce par le Phénicien “ou Cananéen” Cadmos, en Crète, on parle aussi de Philistins de langue phénicienne ! L’alphabet grec est en lien direct avec nos alphabets occidentaux d’aujourd’hui. Les grecs ont influencé considérablement l’évolution des lettres et leur signification, notamment dans l’invention des voyelles, ainsi la lettre A se nomme “alpha” (notons la filiation avec le A hébreu “aleph” et plus tard le A arabe “alif”), la lettre E epsilon, la lettre O omicron, la lettre Y upsilon, pour le I iota. Le mot “alphabet” est tiré du grec : alpha et bêta. L’alphabet grec fait penser à l’ordre de l’alphabet phénicien par exemple pour le A : alpha et aleph, pour le B : bêta et beth. L’écriture grecque se stabilise au 4e siècle faisant suite à un long processus d’évolution. Les Grecs jouent un rôle majeur dans l’histoire des civilisations. La qualité de leurs alphabets et la conservation de leurs écrits innombrables ont grandement facilité la transmission à travers les temps de tous leurs savoirs scientifiques, culturels, artistiques et autres !

> > ALPHABET GREC ANCIEN ALPHABET GREC ANCIEN, LETTRE A DITE ALPHA
l’alphabet grecs
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> > ALPHABET GREC MODERNE ALPHABET GREC MODERNE, LETTRE A DITE ALPHA
L’écriture grecs
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L’alphabet étrusque, -700 :

Les Grecs influencent largement les Etrusques où on retrouve à Manciano, province de Grossetto en Italie (1908) “l’alphabet de Marsiliana d’Albegna”, imprimé sur une tablette en ivoire de 8,8 cm x 5 cm, constituant un abécédaire de 26 lettres, remontant au 7e siècle avant notre ère. Il est conservé au musée archéologique national de Florence. Les Etrusques s’établissent en Toscane et y resteront jusqu’au 4e siècle avant notre ère. Cette langue riche de 13000 inscriptions reste toujours énigmatique et peu connue.

> > ALPHABET ETRUSQUEALPHABET ETRUSQUE, LETTRE A
ALPHABET ETRUSQUE
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L’écriture indienne, -700 :

Les premières inscriptions indéchiffrées remontent de -4000 à -2000 ans et sont liées à une civilisation éteinte, les peuples de l’Indus, qui laissent une écriture dite syllabique, appelée “aksara : indestructible”, faite de 400 signes variés, dont des signes composés. L’écriture araméene (de Perse) y est diffusée par des négociants sémites, le commerce avec l’Orient étant important ; il va engendrer l’écriture “kharosthi”. Le langage évolue et donne la “brâhmi” indienne (relative à la divinité Brahma, ancêtre des chiffres arabes), premier système d’écriture utilisé dans ce pays vers -300 ans. Tandis que celle-ci se propage au sud du pays, au nord de l’Inde des transformations s’opèrent notamment avec l’arrivée du chinois dans certaines contrées comme le Turkestan oriental. La propagation de l’alphabet est dû en grande partie à l’essor important du bouddhisme au 3e siècle. De nombreuses écritures indiennes vont suivre : “gupta”, “nagari” au nord de l’Inde, “kannada”, “télougou”, “tamoul” dérivées de la brahmi, au sud de l’Inde ; et bien d’autres ... gujarati, singhalaise ... On écrit au jourd’hui le plus souvent en “devanagari”.

> > ALPHABET SANSCRITALPHABET SANSCRIT INDIEN, LETTRE A
ALPHABET SANSCRIT
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L’écriture hébraïque, -600 :

L’Hébreu ancien est appelé Hébreu carré. Nommé système de Tibériade aujourd’hui, l’alphabet hébraïque comporte 22 lettres, toutes des consonnes, c’est un “abjad” (système d’écritures ne comportant principalement que des consonnes).
Le rang de ces 22 lettres dans l’ordre alphabétique est resté immuable depuis des temps très anciens. L’écriture hébraïque véhicule la culture religieuse judaïque à travers les temps : le yiddish (différent de la langue originelle hébraïque, d’influences germaniques et slaves) le judéo-arabe, le judéo-espagnol et autres dialectes de la diaspora.

> > ALPHABET HEBRAÏQUEALPHABET HEBRAIQUE, LETTRE A DITE 'ALEF
ALPHABET HEBRAÏQUEALPHABET HEBRAÏQUE
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L’alphabet latin, -400 :

Les Italiens du Latium (Lazio en Italien, région, sa capitale est Rome), futurs Romains, adaptent les innombrables inscriptions et alphabet des Etrusques qu’ils viennent de chasser de leur pays. Un nouvel alphabet de 19 lettres nait alors prenant en compte les lettres X, Y, Z qu’avaient abandonnées ceux-ci !
Les Romains crééent les lettres capitales pour diffuser leur langue latine. A l’époque médiévale est utilisée l’écriture dite “scripturale” avec “l’onciale” (de forme ronde et régulière) qui donne suite à l’onciale germanique et celtique. Au 8e siècle, apparait la minuscule “caroline” (de l’époque de Charlemagne).
L’onciale qui ne comporte que très peu de majuscules va évoluer ensuite vers l’écriture gothique au 12e siècle. La caroline est en lien direct avec notre alphabet latin moderne qui est le même que le français, avec quelques diffférences dans la prononciation de certaines lettres.
L’alphabet latin est la base de tous les alphabets occidentaux. Aujourd’hui nous apprenons l’écriture dite “cursive” (du latin currere, courir) à l’école. (Belle invention du Français François Guizot, historien et ministre, qui créé la loi Guizot du 28 juin 1833, il fonde les bases de l’école. Jules Ferry qui lui succède met en place l’école laïque et obligatoire, l’alphabétisation est en marche).

> > ALPHABET LATIN CLASSIQUE ALPHABET LATIN CLASSIQUE, LETTRE A
ALPHABET LATIN
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> > ALPHABET ECRITURE CURSIVE ECRITURE CURSIVE, LETTRE MINUSCULE A
ECRITURE CURSIVE
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L’écriture arabe, 600 :

Liée fondamentalement à l’avènement de l’Islam, au 6e siècle, l’écriture repose sur 29 lettres de l’alphabet sémitique (il est appelé également abjad). les styles d’écritures sont appelés calligraphiques et remontent au 7e siècle : les écritures “kufiques” aux caractères anguleux et les écritures “naskhi” aux graphismes plus arrondis.
La calligraphie kufique est une style utilisé pour écrire des livres sacrés, des ouvrages précieux. Cette calligraphie prestigieuse décore et ornemente également en architecture, des lieux ou des personnages importants à représenter.
La calligraphie naskhi originaire du 8e siècle, quand à elle, est une écriture cursive simple utilisée dans la vie courante. Avec l’avènement du papier cette écriture devient la calligraphie la plus couramment utilisée pour l’écriture du Coran.
D’autres styles vont apparaître : le Mohaqqaq utilisé par les scribes, le Rayhani caractérisé par la finesse et les fioritures des lettres, le Tawaqi pour la signature de documents importants, le Riqa ou écriture manuscrite la plus employée dans le monde arabe, le Tomar qui est une des plus anciennes écritures arabes, qui sert à l’écriture royale.
Notons aussi que les nombres arabes que nous connaissons dans les pays européens ont pour origine les “nombres indiens”, qui sont arrivés dans le monde arabe par la Perse.

> > ALPHABET ARABEALPHABET ARABE, LETTRE A DITE ALIF
ALPHABET ARABE
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L’écriture japonaise, 700 :

Tirée du système d’écriture chinois, l’écriture Japonaise se compose de 3 systèmes d’écritures différents qui ont chacun une utilisation bien spécifique. Il existe deux alphabets syllabiques : hiragana et katakana, et des caractères appelés “kangi”. Tous les mots de la langue japonaise s’écrivent en “kanji”, idéogrammes d’origine chinoise, kangi signifie “symbole de la Chine des Han”, assemblés entre eux par des éléments grammaticaux en “hiragana”.

Les kangis sont très anciens (Chine 16e siècle avant notre ère), ils sont faits de pictogrammes qui ont considérablement évolué depuis les origines et qui représentent des mots ou des parties de mots.

Les Hiragana sont la base de la langue japonaise, ils permettent de noter la prononciation. Les katakana (kana signifiant écriture empruntée) sont des morceaux d’un des trois caractères de l’écriture japonaise avec les Kanji et ont aussi une fonction bien précise, notamment de transcrire les mots d’origine étrangère. La transcription “romaji” (lettres romaines) permet de transcrire phonétiquement le japonais à partir de l’alphabet latin, notamment pour les étrangers.

> > ALPHABET JAPONAISALPHABET JAPONAIS, HIRAGANA ET KATAKANA, LETTRE A
ALPHABET JAPONAIS
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L’écriture d’Amérique centrale :

Les Mayas, entre 300 et 1000

Les Aztèques, histoire plus récente, à partir de 1200

Ou écriture amérindienne, du Mexique où les Mayas inventent des signes appelés “glyphes” (représentation graphique d’un signe typographique, d’un caractère) motifs figuratifs qui combinent des éléments sémantiques (la sémantique : discipline qui étudie le sens dans le langage) et phonétiques (du grec phonê, la voix, le son. La phonétique est issu de la linguistique et étudie les sons dans le langage verbal).

Si les peuples amérindiens n’ont pas inventé d’alphabet, les Mayas ont laissé néanmoins un système complet d’expression, des peintures murales découvertes à Bonampak, province du Chiapas au Mexique en 1946 ou à Bartolo au Guatemala, plus récemment en 2001, datées de -300 à +100.

Les Mayas ont de nombreux dialectes dont les plus utilisés : le Chol et le Yucatec, qui offrent une grande diversité dans le déchiffrage des iconogrammes, des glyphes, des codex ou codices en latin (manuscrits fabriqués en papier dit “huun”, peints à la main, où sont consignés l’histoire des Mayas, avec dessins et légendes pictographiques, et ajoutent à la difficulté dans la compréhension de cette remarquable civilisation.
A noter des ressemblances incroyables entre la civilisation maya et égyptienne de par l’architecture (les pyramides) et l’écriture (les glyphes).
L’écriture aztèque n’a duré que trois siècles, appelée “Nahuatl”, elle est composée de pictogrammes et d’idéogrammes. Elle est représentée elle aussi sur des manuscrits (codex), sur des écorces de bois, sur la pierre ou des peaux d’animaux.

A l’image des Mayas ou des Egyptiens, le langage aztèque composé de dessins figuratifs, de symboles, se lit en forme de rébus et témoigne d’une écriture remarquable mais moins élaborée que dans la civilisation maya plus ancienne. Leur écriture pictographique ressemble également aux signes sanscrits. Avec la conquête espagnole l’écriture nahuatl décline rapidement avec la religion aztèque, terrassée par l’alphabet latin imposé par les colonisateurs chrétiens.

D’autres civilisations illustres ont précédé les Mayas, comme les Olmèques -2000 à -1500 ans, les Zapotèques -600 ans.

> > ALPHABET ECRITURE MAYAECRITURE MAYA, SYMBOLE OISEAU QUETZAL
ALPHABET MAYA
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> > ALPHABET ECRITURE AZTEQUEECRITURE AZTEQUE, SYMBOLE AIGLE
ALPHABET ECRITURES AZTEQUES
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L’écriture basque, fin du Moyen Age (les premières graphies remontent à l’antiquité) :

L’Euskara ou “Basque”, (le mot basque tire son nom d’un peuple antique “les Vascons”) est un système d’écriture qui désigne les caractères rencontrés aux Pays Basques.

Cette vaste région à cheval sur les Pyrénées entre France et Espagne est composée de plusieurs provinces culturellement très marquées. Ces écritures ont été découvertes par M. Colas en 1888 et consignées dans une encyclopédie de plus de 500 dessins et autres photographies ; il nous laisse là un ouvrage remarquable. Cependant peu d’écrits subsistent, on peut en déduire que la tradition orale y est sûrement plus importante.

Les Pays Basques ont été envahis par les Romains et on retrouve partout l’influence graphique des inscriptions latines, de plus les Celtes ont eux aussi laissé des traces de leur passage dans cette très ancienne culture, qui a gardé et su faire évoluer son style graphique à travers les écritures modernes !

La langue basque s’écrit avec l’alphabet latin qui est principalement phonétique, toutes les lettres d’un mot se prononcent sauf le H qui est muet dans la plupart des parlers des provinces basques.

> > ALPHABET BASQUECARACTERE DE LETTRE BASQUE DIT EUSKARA, LETTRE A
ALPHABET BASQUE
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L’écriture coréenne, 14/15e siècle :
Le “Hangul” , merveille scientifique d’alphabet !

Elle est née de l’introduction de l’écriture chinoise avec la propagation du bouddhisme. Le chinois est resté en usage en Corée jusqu’en 697 où le savant “Sel Tchong” adapta à cette langue les spécificités de la langue coréenne.
En 1434, le roi “Sejong” cultivé et soucieux d’éduquer son peuple, recherche le moyen de mettre en place une écriture simplifiée.
Il invente avec les lettrés de sa cour une nouvelle écriture, dite scientifique, en 1443, à l’aide de l’alphabet “pân tchel” composé de 28 signes de voyelles et de consonnes, dont 25 signes existants de nos jours.
Ce n’est qu’au début du 20e siècle que le mot de Hangul ou “grande écriture” apparait, amené par Chu Shi-Gyong, pour nommer la langue coréenne. Mais avec l’occupation des japonais (1894-1945), la langue coréenne fut amoindrie par la volonté des autorités à imposer le japonais ou le chinois.
Le Hangul fut véhiculé largement par des missionnaires chrétiens qui transmettaient la langue (et leurs idées) dans des ouvrages : bible, grammaire, dictionnaire ... La Corée du Nord utilise systématiquement le Hangul, moins la Corée du Sud, en réaction !
Cette langue a permis un apprentissage accessible au plus grand nombre, la démocratisation d’une langue, la transmission intelligente d’une culture ancestrale ; d’ailleurs cet événement est fêté en Corée le 9 octobre, c’est le Hangul Day ! et c’est aussi la création d’un alphabet original “parti de rien” !

LE ROI SEJONG A L’ORIGINE DU ”HANGUL”*

> > ALPHABET COREENALPHABET COREEN APPELE "HANGUL", LETTRE A
ALPHABET COREEN
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L’écriture africaine, 19e siècle pour les plus récentes, elle prend ses racines dans les civilisations très anciennes !

Il existe de nombreux alphabets africains (le vaï au Libéria, inventé en 1833, le bamoun au Cameroun inventé en 1903, le wolof utilisé principalement au Sénégal, mais aussi en Gambie, au Mali, en Mauritanie, créé en 1960 ...)

La diversité des écritures utilise des systèmes syllabaires pour le langage et des signes dessinés pour rendre ce langage visible et compréhensible, ils sont dérivés des hiéroglyples égyptiens, dans leurs symboles graphiques.

D’autres langues très anciennes, sont largement répandues au centre et au sud de l’Afrique : les langues bantoues (zoulou, makoua, shona, kikouyou, kikongo ...).

Il ne faut pas oublier que l’écriture amharique, une des premières d’Afrique, prend sa source en Ethiopie au sein du peuple Amhara au 4e siècle, elle est dérivée de l’écriture éhiopienne ; celle-ci nait en Abyssinie (dans l’éthiopie antique), issue des écritures sudarabiques et de l’aphabet ougaritique, à l’aube de la civilisation !

> > ALPHABET AFRICAINALPHABET AFRICAIN, LANGUE VAÏ, SIGNE A
ALPHABET AFRICAINS
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L’apport “éclairé” des Grecs dans la linguistique* !

Dans des temps très anciens, le langage humain était lié aux croyances, à des mythes fondateurs. Dans l’Antiquité, la Grèce donne un sens à ces mythes fondateurs en les interprétant, elle est à l’origine de la philosophie, puis de la théorie du langage où, à partir de la discipline de la logique (de logos) et de la raison, les Grecs cherchent à expliquer concrètement l’organisation de la pensée et comment elle est exprimée dans le langage. Puis les Latins en interprétant logos par : ratio “raison” et oratio “oraison” (qui définissaient anciennement la langue et le langage) ont séparé les deux démarches ; il n’en reste pas moins que le langage est étroitement lié à la pensée à cette époque.

La grammaire (grammatikè, grec, vient de gramma qui veut dire “lettre”), d’aujourd’hui est le fruit d’un long travail de représentation du langage : des éléments regroupés peuvent être compris et analysés séparément, à partir du modèle de l’alphabet phénicien.
On trouve aussi en Inde au 4e siècle avant notre ère, des traces d’un ouvrage de grammaire très précis, en sanscrit, ancienne langue sacrée de l’Inde.
La linguistique prend ses racines dans la réflexion philosophique et les concepts forgés à cette époque dans l’Antiquité grecque.

Au Moyen âge, le monde arabe a été également déterminant pour la recherche dans le langage. L’enseignement et la compréhension de l’Islam ont favorisé les avancées dans ce domaine, la lecture du Coran étant liée à son accessibilité langagière au plus grand nombre. De grands hommes, tels Avicenne (savant et médecin, musulman d’origine persane), Averroès (philosophe arabe, médecin d’origine espagnole), et Maïmonide (médecin, philosophe, théologien juif né à Cordoue, Espagne) ont marqué cette époque en approfondissant notamment l’enseignement d’Aristote (philosophe grec -384-322).

D’autres périodes vont être riches de recherches scientifiques en la matière : l’âge classique (17e-18e siècle de notre ère) avec la Renaissance et une approche des langues modernes, avec l’élaboration d’une “grammaire générale et raisonnée” : la grammaire de Port-Royal, en 1660 (auteurs : Antoine Arnauld et Claude Lancelot) qui propose un modèle dominant dans l’analyse des langues à cette époque-là. Puis, des courants philosophiques avec Jean-Jacques Rousseau, René Descartes et bien d’autres, posent de nouvelles questions sur l’origine des langues et sa fonction universelle.

Le 19e siècle voit de nouvelles théories s’échafauder avec des philosophes allemands. Celles-ci renverse les modèles précédents : le langage est en constante évolution et repose sur le peuple qui le parle ! D’autre part la révélation du sanscrit et de sa parenté avec les langues classiques : le grec et le latin, viennent renforcer l’idée d’un ouvrage de grammaire nouveau : la “Grammaire comparée des langues indo-européennes”, publié par le linguiste allemand Franz Bopp en 1833. Les travaux du linguiste suisse, Ferdinand de Saussure à la fin du 19e siècle, jette les bases de la linguistique moderne avec sa théorie sur le structuralisme.
* “100 fiches pour comprendre la linguistique” G. Siouffi, D. Van Raemdonck - Editions Bréal

Le scribe, personnage important dans l’histoire de l’écriture :

Dans l’histoire, le scribe (du latin scriba, de scribere, écrire, veut dire celui qui écrit, on pourrait le comparer à un écrivain public aujourd’hui).

Dans l’Egypte antique le scribe est une personne érudite appelée “Sesh”, il a un rang social élevé et est présent dans toutes les branches d’activités du pays, c’est un savant relié avant tout avec les rois et les dieux ; il écrit sur des feuilles de papyrus avec un calame et des encres qu’il fabrique lui-même : le rouge avec de l’oxyde de fer, le noir avec du noir de fumée. A l’aide d’un mortier il façonne ses encres et les emploie sur une palette avec de l’eau.

Le scribe existe aussi au Proche Orient ancien (Mésopotamie, Syrie ...) où il est appelé “Nabû” dieu du savoir et de l’écriture, seigneur du calame (il est d’ailleurs représenté dans les figurations de divinité avec une tablette accompagnée d’un calame). En Hébreu on le nomme “Sofer”.

Dans les civilisations mayas et aztèques, ces scribes-enlumineurs sont appelés “tlacuiloani”, personnages de savoir. Les codex qu’ils créent sont des oeuvres d’art et leurs servent de référence dans les récits qu’ils transmettent, la tradition orale étant très importante dans les sociétés amérindiennes (pré-colombiennes).

En Inde, on attribue aussi une grande importante aux scribes qui transcrivent des textes religieux, littéraires ou autres, sur papier, feuilles de palmier ... qui gravent aussi sur pierre, sur mur ... ils accomplissent des fonctions dans les administrations, créent des oeuvres d’arts calligraphiées, notamment dans le monde bouddhiste, jusque dans les régions himalayennes et d’Indonésie.

Récapitulation des systèmes complets d’écritures “logo-syllabiques” :

- de -3100 à 75 : le sumérien-akkadien (Irak), en Mésopotamie

- de -3000 à -2200 : le protoélamite à Elam (Iran), en Mésopotamie

- de -2200 à -1000 : le proto-indien dans le bassin de l’Indus, subcontinent indien

- de -2000 à -1200 : le crétois, civilisation minoenne, puis mycénienne, en Grèce

- de -1500 à -700 : le hittite et le louvite, en Anatolie et en Syrie

- de -1500 à nos jours : le chinois en Chine

- du VIe siècle avant notre ère jusqu’à 650 : l’Araméen, naissance de la langue en Perse, parlée ensuite dans tout le Proche-Orient, elle forme l’alphabet araméen, à la base notamment de l’hébreu, de l'écriture arabe et de l'Inde

 

L’imprimerie, procédé moderne de reproduction d’écrits et d’illustrations :

L’alphabet connait une importance majeure. L’écriture manuscrite est maitrisée universellement, la machine lui succède avec l’imprimerie, un système de reproduction en grande quantité, qui deviendra ce que l’on appelle de nos jours l’industrie graphique. Mais dans l’histoire de l’imprimerie, il ne faut pas oublier que de tous les temps, des civilisations très anciennes ont créé des systèmes à imprimer comme les Egyptiens et leurs sceaux-cylindres, les Grecs et leur célèbre disque de Phaïstos incluant les lettres de l’alphabet, la xylographie ou gravure sur bois inventée par les Chinois, la Taille-douce rassemblant les premiers procédés de gravure fine utilisés dans le monde.
La gravure ayant déjà été inventée par les Chinois au 11e siècle, l’Allemand Gutenberg permet lui, d’associer le texte à la gravure à partir de caractères en plomb mobiles qu’il créé, en France, ces caractères s’appellent types d’où la typographie qu’il invente, il assemble et maintient les caractères sur un petit support en métal, au 15e siècle, et qui va sétendre à l’Europe.
Les poinçons qu’ils fabriquent sont conservés dans une boite dite “casse” : les minuscules sont en bas (bas de casse) et les majuscules sont en haut (haut de casse). On pense d’ailleurs que “l’arobase @” d’aujourd’hui est une simplification de : a rond bas de casse !
Depuis les techniques et les machines ne cessent d’évoluer, allant de l’offset au stencil en passant par la sérigraphie, et les procédés numériques d’aujourd’hui permettant des écritures et illustrations de grande qualité.

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ALPHABET IMPRIMERIE
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ALPHABET ABECEDAIRE
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L’ALPHABET TAG ET LE GRAFFITI MODERNE

Dans le champ des applications et du développement graphique de ces multiples alphabets, l’aphabet tag issu du graffiti moderne (le tag et le graffe) a évidemment sa place. La technologie est une chose, la création en est une autre.

De nouveaux alphabets, de nouveaux graphismes, reste l’excellence artistique et technique du créateur et de sa main qui prolonge sa pensée et ses idées.

Petite histoire du graffiti *:

Rappelons brièvement que le graffiti moderne, celui réalisé à l’aide de la bombe de peinture aérosol ou au marqueur, est apparu fin des années 60 aux Etats-Unis, qu’il arrive fin des années 70, début des années 80 en France en passant bien sûr par la planète où les pratiques aussi diverses soient-elles sont liées à la culture hip-hop et la Zulu Nation d’Afrika Bambaataa, son fondateur (New-York 1973).

La culture hip-hop (culture afro-américaine d’origine) propose un concept original : “Prends conscience de ce que tu es et d’où tu viens, n’oublie pas tes racines, exprime-toi positivement et regarde devant toi, développe tes savoirs quels qu’ils soient” ! La danse hip-hop et le double dutch, le rap, le dj’ing, le human beatboxing et le slam, le graffiti avec le tag et le graffe sont la manifestation des expressions les plus significatives de cette culture urbaine appropriée par tous les niveaux sociaux et largement répandue en Province.

Le graffiti est issu de la tradition hispanique, du muralisme mexicain avec la fresque murale, il est la continuité (bien lointaine !) de nos ancêtres préhistoriques et des traces remontent à la Grèce antique et dans l’Empire romain.

* Graffiti veut dire en italien : dessin gravé

 

Le tag :

Du nom américain du groupe de tagueurs “Tuff Artist Group” dans les années 70, il est la base du graffe (la peinture murale), c’est la signature du tagueur (dit writer en américain). Ces signes codifiés doivent être répandus le plus possible et tagués évidement le plus esthétiquement possible, dans le but de marquer son passage, d’être vus et compris des initiés avant tout, question de territoire aussi ! Dès 1968, le Portoricain Julio 204 et le Grec Taki 183 en 1971, sont des pionniers aux Etat-Unis.

Le Graffe :

Le tag et le graffe sont deux expressions artistiques à part entière, dans le tag l’écriture, souvent un nom, un pseudo est l’essentiel alors que dans le graffe, le nom n’est pas le plus important, le message s’accompagne d’un lettrage (un block style, un bubble, ou autres plus compliqués : throw up, wild style, free style), d’un personnage (appelé B.boy dans le milieu hip-hop), ou autre dessin d’intention décorative. Il forme une composition importante, à vocation à recouvrir le mur : c’est la “masterpiece” ou chef d’oeuvre. En France, Darco, Mode2 ... aux Etats-Unis, Jonone, Futura 2000 ... sont des pionniers dans ce domaine.
La loi anti-graffiti :

le graffiti vandale pose bien sûr la question de la dégradation du bien d’autrui qui fait l’objet d’une loi très répressive, et il peut être considéré comme un délit selon l’importance du tag, la nature du message et à qui il s’adresse, le niveau de dégradation du support ...

Article 322-1 du Code Pénal français : La destruction, la dégradation ou la détérioration d’un bien appartenant à autrui est punie de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende, sauf s’il n’en est résulté qu’un dommage léger.
Le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation préalable, sur les façades, les véhicules, les voie publiques ou le mobilier urbain est puni de 3750 euros d’amende lorsqu’il n’en est résulté qu’un dommage léger.

Le graffiti, art contemporain :

Avec l’arrivée du tag et du graffe, la technique de peinture aérosol est accaparée par bien des artistes muralistes, affichistes, pochoiristes ... et devient un moyen de peindre. Des artistes comme Jean-Michel Basquiat, Kenny Scharf ou Keith Haring (graffiti artists, nom donné par les américains) ... pour les plus connus, sont des figures importantes dans le milieu de l’art contemporain. Le tag et le graffe entre dans les galeries offrant une nouvelle dimension à cet art dit “éphémère”, mais il ne faut pas oublier que le graffiti “underground” (souterrain) est bien vivant et qu’il permet aussi à l’art officiel d’exister !

Le graffiti c’est d’abord l’écriture. On retrouve les croquis, esquisses, dessins de toutes sortes, lettrages, calligraphies dans le book de chaque tagueur (le writer), qu’il conserve précieusement ; cela lui permet de suivre son évolution et de présenter ses réalisations graphiques ou picturales et d’officialiser sa démarche artistique.

L’artiste innove et recherche en permanence de nouvelles graphies à créer, celui-ci offre des perspectives infinies dans le tracé et ajoute aux différents types d’écritures traditionnels, des calligraphies d’origines diverses, et surtout une fantaisie, un style qui le caractérise et le distingue des autres, c’est pour l’artiste l’éternelle quête du trait le plus beau et le plus pur ! Ainsi l’alphabet tag diffère-t-il complètement de l’écriture “dite académique” issue des apprentissages scolaires.

Aujourd’hui, à l’ère du multinational et du multimédia, où le visuel tient une place prépondérante, images, logos et symboles tous azymut conditionnent et réglementent nos modes de vie (la preuve en est avec la publicité et son impact sur la consommation, les systèmes de circulation qui gèrent les flux), alors que les écrits “manuscrits”, immuables, restent une mémoire figée dans le temps. Cette communication ultra-moderne, ces masses d’informations dont nous disposons aujourd’hui, dans nos civilisations dites “avancées” (où la tradition orale s’est perdue depuis longtemps), notamment avec l’arrivée d’internet, ont plus tendance à individualiser, à isoler, plutôt qu’à générer de l’échange et du partage, et d’inciter à écrire tout simplement à la main !

La typologie des écritures proposées ici n’est bien sûr pas exhaustive, d’autres langages et écritures vont être inventés : l’écriture phonétique, le langage Braille, le langage des signes, etc ... c’est une perpétuelle recherche spirituelle et concrète ! adaptée aux besoins de l’homme.
L’alphabet est une des inventions les plus géniales de tous les temps qui a permis le progrès social, culturel, économique ... le rapprochement des peuples, c’est une belle aventure humaine !

> > ALPHABET TAGALPHABET TAG
ALPHABET TAG GRAFFITI
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