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James Brown

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JAMES BROWN

Auteur : Florent Mazzoleni
Editions : Hors Collection
Nombre de pages : 176
Commentaire : Cazo

Cet ouvrage écrit par Florent Mazzoleni, retrace la vie de James Brown, sa carrière d’artiste, son ascension fulgurante et le modèle de réussite sociale qu’il représentait au sein de la communauté noire américaine.
Ce livre illustre l’âme noire, “la soul”, de Ray Charles, Jackie Wilson ... nourriture spirituelle, qui donne naissance au funk et marque les débuts de James Brown, dans les années 50.
James Brown grandit à Augusta en Géorgie, U.S.A., ville phare de l’esclavage au 18ème. siècle et ville riche (financièrement) de la colonisation. Dans ce pays d’infortune pour les noirs où discrimination raciale et ségrégation sont des plaies quotidiennes, il a une enfance et une adolescence difficiles, il fait de la prison où il chante du gospel, on le surnomme alors “Music Box” ! Il joue au base-ball à Toccoa, fait de la boxe et des petits boulots.
Il est remarqué par le musicien Bobby Bird et James entre dans sa formation musicale “les Gospel Starlighters” où il chant le gospel, le rythm’n’blues. Ce groupe devient “Les Avons”, puis “The Flames” et “The Famous Flames”.
James Brown fait ses débuts officiels en 1953, puis évolue dans le mouvement pour l’abolition de la ségrégation raciale dans le sud frappé par l’affaire “Rosa Parks”. C’est aussi le début du mouvement pour les droits civiques et de la lutte menés par Martin Luther King.
De nouveaux genres musicaux éclatent comme le Rock’n’roll et le R’n’B avec des célébrités comme Little Richard et Bo Diddley.
James Brown perpétue la tradition des “revues” : la “James Brown Revue”, qui met en scène de nombreux artistes et sa tête d’affiche. Son premier grand succès “Please, please, please” arrive et il se sépare de son groupe, il chante alors des airs de Little Richard et Hank Ballard, son ami qui devient son manager en 1959.
Ils font alors le “Chitlin circuit” dans tout le sud des Etats-Unis.
La mode “Doo-wop” (harmonie de voix, style “Only You” des Platters) prend de l’importance, toujours dans les années 50. Les artistes célèbres comme Louis Jordan, Roy Brown, Wynonie Harris, “Le grand Little Willie John”, influencent considérablement James Brown, leur énergie, leur présence, leur voix, entre autres ont été des atouts importants dans le funk de JB, ajoutés à son gospel, à sa soul !
Les racines soul (le cri de l’âme) de JB (James Brown), sont empruntent du gospel, du negro spiritual des grandes artistes comme Sister Rosetta Tharpe (à la guitare) et de Mahalia Jackson, et lui rappellent son enfance, le faisant chanter avec un style quasi religieux avec beaucoup d’émotion et de transcendance comme dans le gospel. Quand il chante “Sex machine”, c’est à Dieu qu’il s’adresse ! Il fait de la “deep soul” genre “country soul”, toujours en lien avec ses racines du sud. Ses dons de crowner le font remarquer dans “Prisoner of love” en 1963, il est surnommé aussi “Mr. Dynamite”.
Des artistes comme Ike and Tina Turner vont aussi exploser dans les années 60/70 et la Motortown Revue présente sa tournée avec comme tête d’affiche Marvin Gaye. Pour James “le label Motown est le caviar de la musique noire alors que sa musique reste de la soul food, authentique et ancrée dans le terroir” !
Le passage de JB à l’Apollo Théatre de Harlem à New-York (lieu où il se produira de nombreuses fois) et son ascension font de ce lieu un lieu mythique de l’expression noire où se pressent noirs et blancs, il sort alors “Live at the Appolo”, “Pure dynamite”, “Night train” ... La revue Billboard (la bible de l’industrie du disque américaine) ne fait plus avec les radios de distinctions entre succès noirs (r’n’b) et blancs (pop) ! Les consciences évoluent !
En 1964, JB connaît de gros problèmes judicaires lorqu’il quitte le label King pour le label Smach, l’obligeant à ne plus pouvoir enregistrer. JB revient au label King en 1965, pour de meilleures conditions répondant à ses ambitions d’auto-production, après avoir gagné son procès contre celui-ci. L’auteur raconte les performances de JB à l’Appolo Théatre de Harlem aux scènes des Etats du sud à Santa Monica en Californie et comment il gagne les faveurs du public blanc ; comment la soul va fédérer toutes les communautés du pays et pendant un temps réduire les problèmes raciaux, car comme le dit James : “Le mot soul évoque les racines de la musique, il représente la fierté de soi et de sa communauté”, la musique soul et le mouvement pour les droits civiques ont évolué ensemble.
La mort subite de Sam Cooke en 1964 révèle la place importante qu’il avait dans la musique soul. Dans le même temps la lutte acharnée pour les droits civiques continue et se durcit avec Martin Luther King, la montée des manifestations ... JB s’implique dans des programmes de lutte pour les droits civiques et profite de sa notoriété pour faire passer des messages dans ses chansons et ses spectacles. Il s’engage politiquement en 1966 et prend le titre de “soul brother” ; il devient le leader de la communauté afro-américaine et est invité régulièrement à la Maison-Blanche. Avec le titre “Papa’s got a brand new bag”, JB lance le funk avec ses rythmes si particuliers !
Les femmes font ont elles aussi des apparitions aux côtés de JB ou dans sa revue : Les Suprêmes, Les Ikettes, Yvonne Fair, Tammy Montgomery, Lyn Collins ou Marva Whitney.
Bobby Bird, proche de longue date, musicien des Famous Flame, chauffeur de salle enregistre avec JB, leur collaboration musicale est tumulteuse, ils se séparent en 1973 laissant un Bobby Bird désabusé par la mauvaise foi de JB.
Tout comme Sam Cooke son idôle, Otis Redding disparait trop tôt et laisse un grand vide dans le milieu du Rythm’n’blues. Otis chante avec James, ils font une tournée ensemble en France en 1966. En 1967, Otis Redding fait de nouveau un triomphe à Paris avec la Stax Revue et meurt tragiquement avec ses musiciens dans un crash d’avion en décembre de la même année.
L’auteur parle aussi de l’artiste français oublié du grand public (disparu tragiquement lui aussi) qu’est Nino Ferrer (le plus connu avec son disque : “Je voudrais être noir” !), de Vigon, entre autres, de leur ferveur pour la musique noire et particulièrement le Rythm’n Blues, en France à la même époque, et de leur large contribution à faire connaître cette musique.
Otis Redding comme James Brown ou Solomon Burke, entre autres ont été de ceux dans la communauté noire, qui ont atteint des sommets de gloire, de réussite et d’indépendance économique, dérangeant les blancs de la société ségrégationniste qui auraient préféré les maintenir dans une situation de dépendance comme au temps de l’esclavage.
Les émeutes dans les ghettos redoublent d’intensité dans les années 1967 et JB renforce sa musique et sa base rythmique, il affirme sa présence et son funk !
Le funk connaît de grands pionniers comme Dyke and the Blazers qui invente le mot “funky”, popularisé par Rufus Thomas surnommé “’le plus vieil adolescent du monde”, dans son “Funky Mississippi” en 1968 puis “The funky chicken” en 1970 sur le label Stax.
Du Sud en remontant le Mississippi jusqu’à Memphis le funk puise ses racines, c’est aussi le lit de bien d’autres genres musicaux : blues, jazz, rock ... et des grands studios comme Stax ou Fame.
La foi, son immense confiance en lui, son indépendance, puis sa mégalomanie, son attitude dictatoriale envers ses musiciens sont la particularité de JB, lui permettent de réussir, de “rester en vie” et de résister dans la jungle du show-business de l’époque (témoignages de Fred Wesley musicien de JB, pour la presse américaine). Il revient à Harlem et au Madison Square Garden de New-York avec sa revue en 1967 et assène un nouveau morceau “Cold Sweat” (sueurs froides), à l’apogée du funk et du groove ! en réaction à de vives critiques des journaux américains.
D’autres artistes comme Sly and the Family Stone, groupe des années 60, marquent leur époque avec une approche orginale, ils introduisent une des premières boites à rythmes dans leur musique, ont un look déjanté. Leur carrière est courte, la drogue faisant des ravages dans le groupe, ils se divisent, Sly Stone rejoint George Clinton pour d’autres aventures musicales.
D’autres groupes funk vont marquer leur passage : Isley Brothers, Temptations, Charles Wright and the Watts103rd Street Rhythm Band dans les années 70.
Fin 68, James Brown devient un vrai entrepreneur, malgré la gloire et la réussite financière, il est très populaire et reste proche de la rue ; il créé un concours qu’il appelle “Black Pride” pour venir en aide aux plus démunis. Il connait aussi des déboires financiers et des problèmes avec le fisc qui lui vaudront de régler des dettes pendant de nombreuses années.
L’assassinat de Martin Luther King le 4 avril 1968 est une date importante pour la musique soul. Celui-ci ravive des sentiments de haine entre noirs et blancs et des émeutes historiques. Il provoque des rythmes et des messages violents inspirés du nouveau contexte social et politique. Le Soul Brother est le porte-parole pour calmer la population à boston et à Washington, il part ensuite en tournée en Côte-d’Ivoire puis au Vietnam pour soutenir les soldats américains.
Il enregistre avec des enfants blancs et asiatiques la célèbre chanson “Say it loud i’m black and i’m proud” ou “Dis-le tout haut, je suis noir et fier de l’être” ! la fierté noire est bien là et Aretha Franklin le prouve par son immense talent de chanteuse soul dès les années 66.
James Brown excelle dans les danses comme le Détroit pimp, le camel walk, le boogaloo, le mashed potato et le pop-corn que l’on retrouvera plus tard dans la danse hip-hop. En 1969, après New-York, il revient s’installer dans la ville de son enfance Augusta en Géorgie où il vécut de nouveau le racisme.
A la suite d’émeutes provoquées par des assassinats racistes successifs dans le sud, James Brown est appelé par le gouvernement pour calmer la population.
En 1970, JB enregistre “Sex machine”, peut-être la plus connue de ses chansons par le grand public, il change aussi d’orchestre avec “The new breed band”, puis JB’s et Fred Wesley le tromboniste qu’il retrouve ainsi que le fidèle Bobby Bird. Le funk est à son apogée dans les années 70 avec Maceo et les King’s Men, George Clinton, Funkadélic et Parliament, Ohio Players ... quand arrive le disco.
George Clinton invente le “free funk” au sein de Parliament qu’il fonde avec Funkadélic en 1968. Il est appelé l’extra-terrestre du funk, avec Funkadélic il incarne le funk dans toute sa démesure, proposant un vrai spectacle avec un groupe formé de nombreux musiciens. A la même époque naissent les groupes Earth, Wind and Fire, Kool and the Gang mélangeant jazz instrumental et funk.
En 1973, le groupe Kool and the Gang joue avec Jalal, ex-membre des Last Poets, groupe mythique pionnier du hip-hop. George Clinton reste célèbre, notamment grâce à ses morceaux largement samplés par les rappeurs du hip-hop, dont Warren G, Dr Dre, Snoop Dogg ...
Le New Orleans Funk est un style à part entière avec Lee Dorsay et surtout les Meters. Le pianiste célèbre “Professor Longhair” dès 1950 est à la naissance du funk New Orléans, en jouant successivement avec les influences jazz, blues, le rythm’n’blues va se muer en funk. Les années 70 vont produire un funk énergique : “le funk du bayou”. D’autres célébrités de la Nouvelle Orléans porteront le funk, comme “ The Wild Magnolias”, pionnier du funk indien de Crescent City.
La décennie 70 voit se détériorer gravement la situation économique et sociale de l’Amérique noire. Dans ce contexte social en décomposition, des artistes engagés, dont Curtis Mayfield de Chicago qui amène sa soul accompagnée de percussions tout comme Gil Scott-Heron qui, quelques années plus tard, déclame des textes poétiques et revendicatifs sur des percussions également avec un titre célèbre “The révolution will not be televised”, soul consciente ! Pionnier du Hip-hop, le spoken-word de Gil Scott-Heron annonce ce que sera plus tard le slam.
En 1972, Le festival appelé “Wattstax” organisé dans le quartier de Watt à Los Angelès, comparé au Woodstock noir, est présenté par le leader noir Jesse Jackson, successeur de Martin Luther King. Ce festival de musique rassemble pendant sept heures, de nombreux artistes d’Isaac Hayes à Rufus Thomas, mais aussi Bar-Kays, Soul Children, Carla Thomas ... et le peuple noir de tout niveau social.
JB continue à dénoncer les excès de la drogue comme le fait “Public Enemy” dans le rap et le cinéma noir américain avec la “Blaxploitation” réalise des films cultes comme Shaft, Superfly ... dont de nombreux artistes comme Isaac Hayes, Curtis Mayfield, James Brown, Barry White et tant d’autres vont signer les musiques.
Le célèbre trompettiste Miles Davis participe à l’épopée funk en le mélangeant au rock et au jazz, il est au sommet de son art dans les années 70.
JB est invité à un festival africain au Zaïre, avec le boxeur Ali, il fait aussi une tournée au Nigéria en 1971 où il rencontre Fela Kuti qu’il surnomme le “James Brown africain” et la chanteuse Millie Jackson dans son style funk débridé, préfigure ce que sera le rap au féminin.
L’arrivée du disco lui fait beaucoup de tort, notamment pour l’engouement suscité par les discothèques. Le funk donne au rap ses fondations rytmiques mais ne résiste pas à la déferlante disco de Gloria Gaynor, Boney M, la pop de Prince, Mickaël Jackson et de Madonna ....
JB joue dans le film “The Blues Brothers” où il rebondit superbement. En septembre 1984, il réalise le single “Unity” avec Afrika Bambaataa, pionnier du hip-hop et fondateur de la Zulu Nation. Cette création n’a pas le succès escompté mais c’est une réussite underground qui en impose pour sa portée symbolique, avec pour slogan “Peace, Unity, Love and Having Fun”.
Le rap surgit du Bronx et devient le style musical le plus populaire, une nouvelle musique scandée sur des boucles rythmiques, avec des racines puissantes issues des Last Poets, Gil Scott-Heron, des Toasters U-Roy, de la musique de JB ... Arrivent à cette époque Run DMC, Besties Boys, Public Enemy et NWA .... qui vont propulser le rap d’aujourd’hui.
“Living in America” sera un succès en 1986, morceau de la Bande Originale de Rocky IV. Fin 80, plus de 2000 formations hip-hop ont samplé JB.
JB connait des déboires dans sa vie privée et notamment la prison en 1991. Il reçoit un Grammy pour couronner sa carrière “Le Lifetime Achievement Award” en 1992 ; il réédite ses succès sous forme d’anthologie. Il se marie en 2001 pour la 6ème fois, continue de distribuer des jouets chaque Noël. Il reçoit des honneurs du gouvernement américain (secrétaire de la soul et ministre des affaires étrangères du funk !).
Cet ouvrage est superbement accompagné de photos de James Brown, de pochettes de disque, de toutes celles et ceux qui ont fait la musique gospel, soul, pop, country, funk et qui ont influencé le funk de JB, jusqu’à ce que le disco arrive et signe la fin de ce mouvement musical, préfigurant l’arrivée du hip-hop ...
Pour en savoir plus sur l’histoire d’un mythe, d’une légende vivante, l’âme noire de l’amérique !!!

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