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Combat Rap

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COMBAT RAP

Auteurs : Thomas Blondeau et Fred Hanak
Editions : Castor Music
Nombre de pages : 215
Commentaire : Cazo

Ce livre préfacé par Olivier Cachin, spécialiste en la matière, nous parle d’expressions artistiques véhiculées par le rap et le son, évoquées ici en terme de “combat”, car il s’agit bien d’un vrai combat que se livrent les artistes en tout genre, animés par l’urgence et la rage de dire et d’exister dans un contexte urbain en décomposition.
Les auteurs, Thomas Blondeau et Fred Hanak, au cours de leurs entretiens, nous emmènent dans des univers aussi différents les uns des autres en commençant par les stars noires et leur réussite au pays du dollar, à l’est comme à l’ouest : Jay-Z devenu patron du label mythique “Def Jam”, les producteurs Puff Daddy, Dr. Dre, Eminem (le seul blanc !) ou 50 Cent. Ils évoquent le paradoxe de cette culture musicale qui oscille entre rêve américain, business et destruction d’un système qui engendre sa propre décadence.
Tout d’abord avec les débuts du hip-hop, dans les années 70, avec les “Last Poets”, puis Afrika Bambaata ... ils mettent en lumière une jeunesse abandonnée dans des ghettos, qui se cherche et découvre en ses leaders Kurtis Blow, KRS-One, Public Enemy ... des messages et des réponses positives avec le rap, le son, la danse, le graffiti, fédérés dans un mouvement fraîchement fondé “The Zulu Nation” avec pour slogan “Peace, Love & Unity”. Puis dans les années 80, le graffiti créé l’événement dans les galeries avec Basquiat entre autres ... tandis que les innombrables tagueurs vandales rencensés par la police faisaient l’objet d’une poursuite acharnée. Le combat est sur tous les fronts, les artistes Run-DMC et les Beasties Boys font le tour du monde et le beatboxing se révèle avec Rahzel et Biz Markie.
Dans les années 80, l’arrivée des machines à sampler, des synthés, permet de se constituer un “home studio” pour une somme raisonnable. Ces nouveautés électroniques vont donner la possibilité de sampler de nombreux morceaux funk et soul, dont James Brown, George Clinton ... C’est à partir de cette pratique musicale que se définit le “producteur hip-hop”, qui compose la musique et amène le son pour le MC ; puis le DJ, artiste à part entière qui se doit de rechercher en permanence des nouveaux breaks et samples, celui-ci invente d’autres techniques ingénieuses, dont le scratch ... Q-Bert, Afrika Bambaataa, DJ Shadows, entre autres, ont marqué leur passage dans la planète hip-hop. C’est à New-york, véritable vivier, que naîtront la culture hip-hop et les block parties et des talents remarquables, de Marley Marl à RZA ...
Mouvement né à Los Angelès à la fin des années 80 avec le groupe NWA (Ice Cube, Easy D, Mc Ren, Dr. Dre et DJ Yella) et school D, le gangsta rap devient une composante importante du rap qui a généré une énorme industrie avec les producteurs Dr. Dre ou Eminem à Détroit. Ce style est surtout apprécié par les “jeunes blancs” qui vont l’alimenter, l’enrichir (financièrement) et l’entretenir. Les rivalités se font sentir entre la Côte Ouest et Est et dégénèrent, entrainant la mort de rappeurs célèbres comme Notorious BIG et Tupac Shakur, figures mythiques du gangsta rap depuis.
Autres contrées et autres styles : le “dirty south” ou “sale sud”, voient de nouveaux talents comme Geto Boys de Houston (Texas), UGK, Outkast, Organized Noise et Lil Wayne ... et un son différent composé sur des claviers et autres machines électroniques. Lil’Jon initie le “crunk” à Atlanta, dans ce sud où les racines rappellent à tous ces rappeurs ségrégation et autres fléaux racistes, où l’ouragan Katrina vient frapper de mort et de désolation le berceau du jazz.
Les guerres intestines du milieu hip-hop répondent à des codes moraux ambigus, mais néanmoins en prise avec la réalité quotidienne. Elles sont empruntes des combats des leaders noirs Martin Luther King ou Malcolm X pour les droits civiques, comme des truands des films de la Blaxploitation : Shaft et autres ... Que ce soit avec les Natives Tong ou The Coup, continuant la révolution consciente de Public Enemy, ou avec la violence générée par les règlements de compte (les diss ou les beefs), les rappeurs continuent à défendent des idées et leurs affaires comme on défend un territoire !
Les interviews du groupe Wu-Tang Clan (inspiré de l’univers asiatique) avec RZA, Méthod Man, nous racontent leurs expériences et leur technicité, leurs matériels préférés et comment ils enregistrent. Ils définissent le vrai son du rap : la grosse caisse, la caisse claire, le beat sur la boite à rythme, la machine SP12 ...
Le groupe de Philadelphie The Roots, la conscience noire, est un groupe qui mixe jazz, funk et rap, avec sa figure emblématique Ahmir Thomson. Celui-ci réagit face à l’attitude complaisante du rap d’aujourd’hui et son évolution vers un rap conventionnel, “le rap est censé être un combat et ne doit pas devenir une musique confortable” ! dit-il, dans son interview. Les Roots jouent leur musique avec leurs instruments et n’utilisent pas le sample comme dans le rap traditionnel.
Jay-Z, musicien qui fait tout lui-même, producteur, il écrit et fait du son. Légende du rap et homme d’affaire, au sommet de son building et de l’industrie du disque à New-York, nouveau PDG du label Def Jam, il évoque son parcours d’artiste, les rivalités et conflits pour le marché du rap qui ont rythmé le rap new-yorkais des années 90. Il parle aussi de sa compétition avec Nas, de son “beef” ou des critiques qu’il a dépassées avec l’expérience.
Le groupe d’activistes gauchistes rap “The coup” (Boots Riley et la Djette Pam The Funktress), de Oakland, Côte Ouest, proche du mouvement Black Panthers, lutte contre le capitalisme américain dans sa musique et chante la révolution sur des rythmes funky. Auteur de la célèbre pochette métaphorique de leur disque “Party Music” qui représentait les deux membres du groupe en train de faire exploser les tours du “World Trade Center” ; disque qui devait sortir jute avant l’attentat du 11 septembre 2001 et qui symbolisait la destruction de l’empire capitaliste à travers son emblème les “twin towers”, hasard malheureux ! Boots Riley explique les systèmes de valeurs des populations pauvres par rapport aux paradoxes de la culture hip-hop : pauvreté et dents en or (grillz), gangsta et philosophie religieuse ... et d’autres classes socio-culturelles qui ont vite fait de faire des amalgames, des “clichés” et celui-ci de dire “il faut se garder de juger trop rapidement, il faut connaître et comprendre” ! Il parle aussi de la façon différente d’écouter de la musique que l’on soit à New-York ou à Los Angelès, du tuning de la côte Ouest qui fait partie de la tradition musicale.
Le rappeur Jay-Dee, “l’ombre de Détroit” (siège du label Motown), musicien, producteur remarquable, disparu trop tôt, raconte ses expériences avec Slum Village, ses rencontres avec Madlib, Q-Tip (A Tribe Called Quest), Janet Jackson ... Il évoque ses racines africaines, Fela Kuti et Tony Allen qui l’ont inspiré, son attirance pour le Détroit techno avec le collectif “Underground Résistance”, Juan Atkins ...
Public Enemy, groupe incontournable de la Old School hip-hop, impulse leur concept du combat. Révolutionnaire et engagé, dans leurs célèbres morceaux “Fight The power” ou “Burn Hollywood Burn”, il parle de leur génération, vécu et évolution musicale, influencé par un contexte social et politique particulier des années 60 dans lequel le groupe a grandi, avec en toile de fond les assassinats des Kennedy, la guerre du Vietnam, les luttes du Black Power ... de leur rôle d’amener le hip-hop au plus près des masses, du peuple noir qui doit prendre son avenir en main, du rap qui est pour lui essentiellement une musique de combat, de la sensibilité du blues et du rap qui se ressemble.
Le DJ Shadow popularise le mouvement “hyphy”, nouveau genre musical issu du rap de la Côte Ouest, initié par Too Short. Le hyphy modifie le langage rap et propose de nouveaux codes. C’est un rap très expressif qui s’écoute en voiture, avec des boomers très puissants ou lors des soirées en club, Keak Da Sneak en est une représentation importante.
Avec Slim Thug de Houston (Texas), les auteurs parlent du “dirty south” ou sale sud. C’est le son des ghettos sudistes qui ont vu exploser des rappeurs comme Lil’Jon rappeur crunk, Outkast ... Slim Thug, musicien, producteur important du nord de Houston nous parle des rivalités entre les quartiers nord et sud à l’instar d’autres cités bien connues pour les mêmes phénomènes et décrit la séparation historique, la compétition dans cette ville. La “screw music” voit le jour dans le sud de la ville, technique initiée par l’artiste décédé DJ Screw qui deviendra un vrai style rap du sud. Le dirty south, scène plutôt déjantée mélange expédiants en tout genre, business et surtout créativité artistique.
Le musicien multi-cartes “Madlib” de la Côte Ouest, chanteur, producteur, grand amateur de jazz, qui signe sur le célèbre label de jazz “Blue Note” et celui non moins célèbre pour le reggae “Trojan”, est un artiste halluciné qui créé un personnage “Quasimoto” qu’il fait vivre dans ses raps.
A ses débuts, Ice Cube faisait partie du crew N.W.A de Compton, quartier de Los Angelès. Il rejoint ensuite Eric “Vietnam” Sadler et le Bomb Squad, Public Enemy, Big Daddy Kane ... musicien, producteur, il est aussi acteur à Hollywood. Il nous parle de “Yoyo”, célèbre rappeuse, fondatrice de “L’Intelligent Black Women’s Coalition”. Rappeur combatif, contestataire et violent à l’image du gangsta rap dont il est issu à ses débuts, avec Ice-T, Schooly D ... il devient lui aussi un rappeur important et une référence de réussite hip-hop.
Les auteurs finissent ce livre en évoquant George Clinton, figure de proue du funk avec James Brown, et son parcours, de Parliaments à Funkadélic. George Clinton sera une source inépuisable de samples pour de nombreux rappeurs, dont Dr. Dre, Snoop dogg ... Et pour une meilleure compréhension de cet univers rap, ils nous proposent un lexique de termes américains, une discographie et une bibliographie. Cet ouvrage très intéressant sur le rap américain est le premier des deux livres intitulés “combat rap”, à suivre pour le deuxième ...

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